« Ex nihilo »

Ex Nihilo, le monde est apparu.
C’est en peuplant le vide de ses créations de fil métallique que nait l’univers de JPhi. La
matière habite et structure l’espace avec fantaisie et offre en construisant le vide, une vision du monde sculpturale et poétique.

Exposition au Pavillon de l’Erable
Horaires pendant la durée des expositions :
Mercredi de 15h à 19h et le week-end de 14h30 à 19h.

Ex Nihilo, le monde est apparu.

C’est en peuplant le vide de ses créations de fil métallique que Jphi a donné naissance à son univers. La matière habite et structure l’espace avec fantaisie et légèreté et offre en le construisant, une vision du monde sculpturale et poétique.
Ex Nihilo, des personnages et des objets apparaissent tel un reflet du monde réel et familier qui nous entoure. Nous les reconnaissons, nous les croisons au quotidien : ce sont des silhouettes, portraits ou profils sculptés dans des postures et formats que la rêverie et l’envie de l’artiste auront dictés. Ils sont tantôt pensifs, espiègles, contemplatifs, rebelles,... En fil de fer, d’aluminium ou de cuivre, Jphi façonne aussi, toujours avec poésie, animaux et végétaux de notre monde.

Il donne également vie à des créatures inspirées des contes et de la mythologie (série de « Minotaures », « Le Cheval qui se rêvait licorne »...). Des sculptures aux formes étranges et surprenantes aussi qui témoignent du goût de Jphi pour le fantastique et de son attachement fort à la tolérance et la différence (série du « Tripode », buste multi-tête …). C’est « l’autre » qu’il défend, l’être original et singulier, excentrique et parfois difforme, et à qui il permet d’exister aux côtés de nos modèles de normalité.

Ce sont là deux univers qui cohabitent harmonieusement dans l’œuvre de Jphi : Un miroir de la réalité et l’imaginaire d’un autre monde.

Toujours avec une sensibilité palpable et que traduisent tantôt les angles ou les rondeurs donnés au matériau métallique tordu et domestiqué par l’artiste.
Ses créations nées d’un fil le plus souvent fin et léger, sont aériennes, parfois mobiles, et disent aussi la fragilité et la fugacité de la vie.

Elles parlent au cœur d’enfant, à l’âme du poète, à l’esprit du curieux, à la conscience et l’imagination de chacun. Avec délicatesse, humour, malice et parfois colère. C’est toute une palette d’émotions qu’il nous est invité de ressentir en découvrant l’exposition Ex Nihilo et le monde de JPhi.

Et enfin, pour garder la marque écrite durable de ces émotions qui nous gouvernent, Jphi propose des déclarations et des messages sculptés, encadrés ou disposés dans de fins cubes d’acier. Un geste artistique et engagé pour capter et magnifier le verbe et une élégante riposte à l’éphémère des mots à l’heure des technologies nouvelles.
Inspiré très tôt par l’art aborigène, un art des origines, sensible, coloré et poétique, JPhi a commencé par la peinture. Avec comme autre ferment pour son art de fil-de-fériste, l’iconographie et le style graphique unique de Keith Haring.

Électricien de formation par ailleurs, métier qu’il a mis au service du cinéma, c’est très naturellement que JPhi est devenu complice du fil de fer. Il le tortille habilement depuis 20 ans armé de sa pince magique, le fameux Leatherman des plateaux de tournages. Là où la fiction côtoie le réel, comme dans sa pratique de la sculpture.