Ré-adaptation du projet de la ZAC de la gare

JPEG - 134.4 ko
Marie-Charlotte NOUHAUD, maire d’Avon et François CORRE, urbaniste d’Aménageur77 lors de la réunion publique du 2 novembre à la Maison dans la Vallée.

Comme promis par Marie-Charlotte Nouhaud, maire d’Avon, « il s’agit de faire le point sur l’évolution du projet. C’est une étape importante, une évolution prenant en compte les réalités économiques et les désidérata des Avonnaises et Avonnais déterminés lors de la dernière réunion d’information d’avril dernier ».

Déjà largement amendé par rapport au projet initial de l’ancienne équipe municipale avec moins de logements, des constructions moins hautes, plus d’espaces verts et une multi-diversité fonctionnelle (bureau et commerce), plusieurs modifications nouvelles apparaissent et font l’objet de cette réunion. « Un projet urbain de cette ampleur, ça évolue et c’est normal » selon les représentants des deux organismes impliqués "Ville Ouverte" et "Aménagement 77", soulignant l’avancé avec la SNCF sur l’accord d’un protocole foncier, la préparation d’une nouvelle et décisive consultation de promoteurs dès décembre prochain et la poursuite des échanges avec les opérateurs.

Dans un premier temps le projet s’articulait autour de cinq axes : résidence meublée pour jeunes actifs, équipement hôtelier, commerce, bureau et logements. « Nous adaptons le projet selon une analyse opportunité/risques. L’ensemble de la ZAC couvre 21800 mètres carrés en deux îlots distincts. Auparavant nous pensions construire simultanément sur ces deux emplacements. Mais dans le contexte urbain actuel, la circulation autour de la gare et la limitation des nuisances demandées par les riverains, nous préférons scinder dans le temps les deux chantiers » annonce Marie-Charlotte Nouhaud. L’autre avantage sera de diversifier l’ensemble des constructions en faisant appel à des architectes différents, qui devront toutefois assurer une harmonie des styles.

Deuxièmement et concernant le volet des commerces, l’équipe municipale privilégie une locomotive. « Actuellement nous avons une surface alimentaire importante qui attire beaucoup de monde. Nous avons bloqué la création d’une autre surface alimentaire à Valvins, notamment pour ne pas porter tort au centre commercial de la Butte Monceau. Mais dans la zone de la gare une autre surface alimentaire moyenne et non discount sera une locomotive qui attira les clients, bénéficiant ainsi aux autres commerces voisins. En plus cela créera une concurrence qui devrait jouer sur les prix. Ce serait une bonne chose pour les clients que nous sommes ».

Troisièmement et « c’est une grosse déception  » selon Marie-Charlotte Nouhaud, l’équipement hôtelier ne se fera pas, en tout cas sur le premier îlot. Que ce soit l’Auberge de Jeunesse ou une offre d’hôtellerie moyenne (deux étoiles), les études menées ne donnent pas satisfaction. « On a fait le maximum, mais que ce soit par l’organisme des auberges de jeunesse ou d’autres groupes hôteliers, les conditions économiques actuelles ralentissent les investissements. De plus, je refuse une hôtellerie bas de gamme qui ne serait pas une chance pour Avon. Il faut savoir que dans ce secteur, les chambres d’hôte et les filières comme Airbnb captent une grande partie des touristes. »

Une adaptation nécessaire et réaliste pour ce projet immobilier, le plus important pour Avon depuis 60 ans. Les premiers coups de pioches devraient pouvoir être donnés en 2017.

Actualité