Les registres paroissiaux et les registres d’état civil

Histoire des registres

Les registres paroissiaux ont été institués par l’Ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, ils ont commencé à se généraliser à partir de 1650. Ces registres sont tenus en deux exemplaires depuis 1668 environ. Une collection est conservée à la Mairie où ils ont été déposés en 1793, l’autre aux archives départementales concernées. Aujourd’hui, les registres paroissiaux continuent d’être tenus par les curés.
L’état civil existe depuis 1792. Il est tenu sur des registres en double exemplaire par les officiers d’Etat Civil. Un des exemplaires est conservé à la Mairie, l’autre au Greffe du Tribunal. Des tables décennales sont régulièrement établies. Au-delà d’un délai de 100 ans, les registres du greffe sont versés aux archives départementales concernées.

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La consultation des registres

Les registres d’état civil de plus de 100 ans et les registres paroissiaux sont librement consultables en Mairie ou aux Archives Départementales.

Les registres avonnais

(d’après le livre " Avon Paroisse Royale " de Jean - Marie Petitetienne)
Les registres paroissiaux d’Avon, conservés en Mairie, témoignent de l’histoire particulièrement riche de notre commune.
Nous avons en effet la chance de posséder les signatures de personnalités telles que Louis XIV, Anne d’Autriche ou encore d’Artagnan mêlées à celles de personnes de rang plus modestes ; cette mixité sociale étant le résultat du strict respect de l’ordre chronologique des événements.
Les registres paroissiaux sont également le reflet des événements marquants de notre histoire tels que l’épidémie de peste de 1637 ou encore les guerres de religion qui transparaissent dans les actes d’abjuration que l’on peut relever dès 1569. On trouve également la trace douloureuse de l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac en 1610 avec cette petite phrase écrite au bas d’une page :
"Le vendredi quatorzième de May, en la vile de Paris, rue de la Faronerie, le Roy fut malheureusement tué et occis par un malheureux parricide natif d’Angoulême François Ravaillac d’un coup de couteau tranchant des deux costez " - Paully -
Une coupure brutale va s’opérer en 1661 dans les registres paroissiaux d’Avon, avec l’autonomie de l’église Saint-Louis comme paroisse de Fontainebleau. Les " grands personnages " désertent alors les pages des registres avonnais, supplantés par les seuls habitants d’Avon. Un autre arrêt brutal se produira en 1792 avec l’instauration des registres d’état civil par les autorités révolutionnaires.

La restauration des registres

Depuis plusieurs années, la commune d’Avon a entrepris un travail de sauvegarde et de restauration de ses registres, avec l’aide financière du Conseil Général de Seine-et-Marne.
La restauration d’archives fait appel à la fois à des techniques traditionnelles mais aussi à des technologies de pointe. Elle implique une grande connaissance de la reliure, de son évolution et du papier. Il s’agit de restaurer les supports tout en respectant l’intégrité du document (les textes ne sont pas restaurés).
Lorsque certaines pages sont très abîmées, des opérations de " doublage " sont proposées par les restaurateurs. Cette technique consiste à coller une feuille de papier très fin (transparent) par dessus la page d’origine afin de la renforcer.
Les registres sont des pièces anciennes, uniques et fragiles qui constituent notre mémoire collective. Par conséquent, il est de notre devoir de les conserver et de les restaurer pour les transmettre à nos descendants.