EXPOSITION :

Michel Huot est un autodidacte. Sa passion pour la photographie date de son entrée dans un grand groupe de presse (Réalités, Entreprise, Connaissance des Arts), en 1964, en qualité de maquettiste. Il a 22 ans. Son métier lui fait côtoyer des photographes reconnus pour la qualité de leurs reportages et l’originalité de leurs documents.
La chance, pour Michel Huot, est d’avoir ses entrées dans ce milieu très fermé. Il accède à la chambre de tirage en lumière rouge, s’émerveille devant l’opérateur aux gestes précis sous le rayon de lumière de la tireuse.
Au-dessus des bacs, il hume l’odeur de l’hyposulfite et voit l’image naître petit à petit, miracle de la chimie, exulte au-dessus du fixateur et du rinçage. L’image est là, elle existe !
Son « coup d’œil » lui vaut d’être envoyé en agence (Sygma, Gamma, Raphot, AP...) choisir, parmi des milliers de photos, celles qui conviennent à l’illustration d’articles de presse.
Merci à Jean-Philippe Charbonnier, Édouard Boubat, Jean-Michel Desjardin, Pascal Hinous, Luc Ionesco, Michel Holsnyder, pour leurs conseils amicaux et avisés. Depuis, et après sa collaboration à des magazines de mode, d’architecture, d’actualités ou de théâtre, son expérience de l’image s’est renforcée.
En 1978, grâce à Jean-François Robinet, TF1 lui demande de « couvrir » le nouveau Festival de jazz Django Reinhardt à Samois. Plus de trente ans et des milliers de photos plus tard, sorti du paysage « carte postale » et des photos « de famille », l’arrivée du numérique affine sa sensibilité tout en lui offrant l’exploitation immédiate de l’image par l’ordinateur.

Maison dans la Vallée
Entrée libre